RTL 2
la radio "pop-rock"  



Contrairement aux autres réseaux, RTL 2 n'est pas née du vide, du néant.

La station est en fait la descendante de M 40, elle même issue de la fusion de deux autres
réseaux, KISS-METROPOLYS et MAXXIMUM.

En ce mois de mai 1987, la bande FM, renouvelée à l'initiative de la CNCL, voit la naissance d'un nouveau réseau. Un réseau "pas comme les autres" puisque sa programmation originale, venue des USA révolutionne le monde de la radio. Tout d'abord par le financement même du réseau.
En effet, pour la premère fois, une chaine de télévision va investir  dans la FM. Cette chaine, c'est CANAL +. Son auréole multicolore identifiera la nouvelle radio, KISS FM. Canal détient alors 34% de la SODEFICOM, qui regroupe les anciens partenaires du réseau CFM, rebaptisé KISS FM. Le budget de lancement, de plus de 30 millions de francs, est à la hauteur de l'espérance.

Progressivement mise en place pendant l'été 1987, pour attaquer la rentrée de septembre qui annonce une redistribution des fréquences des principales radios, KISS FM réussit grâce aux stations déjà abonnées à CFM, à obtenir près de 70 fréquences sur l'héxagone.
Une bonne couverture pour le réseau qui rivalise avec NRJ, FUN et NOSTALGIE. Progressivement KISS FM rogne des parts de marché aux "vieilles radios", réussissant à détroner les mieux implantées dans de nombreuses villes. En neuf semaines, KISS FM devient la troisième radio locale privée sur Paris. Du jamais vu !

KISS FM aura marqué une génération d'auditeurs. C'est sur cette radio qu'un jeune animateur jusqu' àlors inconnu réveillait la bande fm de ses "laissez moi vous dire... Bonjouuuuuuur !". Son nom? ARTHUR !
La grille de KISS FM était parfaite: 6h/9h: Arthur, 9h/13h: Yolaine de la Bigne, 13h/17h: Yann Cullig, 17h/20h: Laurent Boyer, 20h/21h: Bernard Lenoir, puis Nicolas Lespaul, Richard Bohringer, Alain Chabat. La programmation pour sa part est constituée à hauteur d'un tiers de musiques issues du TOP albums (et du TOP 50), pour un tiers de nouveautés et enfin pour un tiers de titres "golds". Le tout pour 40% de chansons francophones.

En 1985, naissait une autre radio, METROPOLYS. La radio émettait dans la région de LILLE et souhaitait transformer son succès régional en succès national. La station rêvait de se mesurer aux réseaux nationaux et avait réussi à convaincre une vingtaine de radios de la suivre dans cette aventure, grâce à la diffusion par satellite.


En 1990, KISS FM est sur le déclin. Des problèmes internes, un manque de suivi des franchisés et une stratégie mal définie poussaient de nombreux affiliés à aller voir ailleurs. La station accusait près de 60 millions de francs de pertes, mais Jean-Claude Nicole, actionnaire suisse (le "+" de KISS FM) était décidé à poursuivre l'aventure. Les deux radios fusionnent et donnent naissance à KISS-METROPOLYS. La programmation sera proche de celle de la radio Lilloise, à destination des 25-35 ans.

Une nouvelle société est alors créée. Les actionnaires de KISS FM en détiennent 50%, ceux de METROPOLYS et CBS 40%. KISS-METROPOLYS s'attaque de front à NRJ et espère équilibrer ses comptes dès la première année.

En 1989, la CLT (RTL) s'intéresse elle aussi à la FM. Le groupe rachète AVENTURE FM, une radio lancée par l'armée. Le 23 octobre 1989, AVENTURE FM devient MAXXIMUM. Eric Hauville prend en mains la direction de la radio.
 


MAXXIMUM révolutionne la bande fm française. C'est le premier réseau musical thématique, axé sur la "dance". La station avait pour objectif de faire connaître avant tout le monde les futurs hits, de faire découvrir les musiques de demain, les nouveaux courants, comme la techno, la house... En un an, le petit réseau obtient 1 point d'audience au niveau national. Les animateurs, Pat Angeli, Cocto, Lionel Saffré, Eric Madelon notamment, minimisent leurs interventions pour laisser un "maxximum" de musique.

Tout aurait pu continuer dans le meilleur des mondes si le CSA n'avait pas remis au goût du jour une vieille querelle politique. La gauche avait toujours rêvé avoir la tête de Jacques Rigaud, président d'RTL. A défaut, le CSA lui mettra des bâtons dans les roues pour le développement de son réseau à destination des jeunes. En 1990, MAXXIMUM n'a plus de fréquences en région Rhône-Alpes. Le CSA demande également à Eric Hauville de choisir entre MAXXIMUM et RVS. Hauville décide d'aller revoir sa Normandie.
 


La régie publicitaire d'RTL, IP-FM n'est pas à la hauteur et n'arrive pas à commercialiser correctement MAXXIMUM. Le glas sonne avec la loi anti-concentration des médias qui interdit à une radio qui peut être captée par 30 millions de personnes (RTL), d'être actionnaire majoritaire d'une autre radio, reçue par 15 millions de personnes. La CLT se retrouve hors la loi et doit fermer des fréquences MAXXIMUM. En avril 1991, elle envisage de fusionner MAXXIMUM et FUN RADIO.

Finalement, en aout 1991, la CLT et la SER (filiale du groupe de presse Prisa), actionnaire de KISS-METROPOLYS qui souhaite se développer en Europe, décident de fusionner MAXXIMUM et KISS-METROPOLYS. Celle-ci est annoncée à l'antenne des deux radios le 30 décembre 1991.

Le 6 janvier 1992 à zéro heure, M 40 prend la place des deux radios, discrètement pour ne pas en rajouter à la douleur des équipes de MAXXIMUM et KISS-METROPOLYS. En trois ans, M 40 aura du mal à s'imposer dans le paysage audiovisuel français.

Avec une moyenne d'un million d'auditeurs chaque jour (2,2 points en décembre 1993)  elle ne faisait pas mieux que ses deux prédécesseurs et figurait à la traine des sondages Médiamétrie. Pourtant de l'ambition, elle en avait.

Avec 30% de chanson française (les concurrents arrivaient à peine à 18%) et 20% de nouveaux talents, s'adressant aux 15-34 ans, "la radio qui repeint la FM" bénéficiait d'un bon réseau de 77 fréquences lui permettant de couvrir 28 millions d'habitants. Son principal actionnaire, la radio espagnole "Los quarantas principales" envisageait un développement rapide.

Raté ! En 1994, le goupe vend ses parts à la CLT qui aussitôt envisage un changement de nom et de format. Le CSA, hostile à la prise de contrôle de la CLT, poussé par NRJ qui dénonce le monopole du groupe sur la fm et son marché publicitaire, refuse le projet "RTL-MUSIC INFO". La radio envisagée, proposerait alors des infos toutes les 30 minutes et serait diffusée de la rue Bayard, siège d'RTL.

Après un an de négociations au point mort avec le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel, la CLT lance sans autorisation son nouveau programme RTL 1, le 18 janvier 1995 au matin. Aussitôt, Jacques Boutet, président du CSA pour quelques jours encore, ordonne le retour du programme et du nom M 40. Refus de la CLT, qui joue sur le changement imminent à la tête du Conseil.
Quelques jours plus tard, Hervé Bourges, nommé Président du CSA, impose le retour de M 40 comme préalable à toute négociation.
Phénomène rarissime pour une radio commerciale, RTL 1, redevenue M 40, diffuse au minimum son identifiant (deux fois de suite toutes les trente minutes), un simple jingle parlé, et ne programme plus de publicité en national.

Le 6 mars 1995, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel autorise finalement la Compagnie Luxembourgeoise de Télévision à prendre 48,5% du capital du nouveau réseau désormais baptisé RTL 2, après intervention d'EUROPE 1 qui jugeait l'appellation "RTL 1" trop agressive.

Partie de 1,1 point d'audience au printemps 1995, RTL 2 connait une progression spectaculaire, dépassant les 2 points  à l'automne 1996, les 3 points en mars 1997 et les 4 points en octobre 1998. Fin 2000, RTL 2 enregistre sa meilleure audience à 4,7 points, dépassant RFM et faisant presque jeu égal avec EUROPE 2.

L'offre d'RTL 2 est alors essentiellement musicale. La couleur de la programmation pop-rock est fortement imprégnée par des valeurs sûres comme Sting, Supertramp, Telephone, Cock Robin, Queen. Mais les jeunes talents comme Lene Marlin ou De Palmas ont aussi leur place aux côtés des standards des années 80.
Tous les animateurs d'RTL 2 ont l'âge de leurs auditeurs. Ils partagent les mêmes préoccupations et parlent le même langage. Ils accompagnent la programmation musicale d'interventions courtes et pertinentes, d'une modernité sans provoc' ni vulgarité. Laurent PETITGUILLAUME et Lionel CASSAN en sont la preuve. Le "journal des stars" porte un ton légèrement décalé sur l'actualité des stars de la mode, du ciné, du sport, ou du show-biz. Il est illustré par des reportages et parfois quelques scoops signés RTL 2.

RTL 2 est l'une des rares radios à faire confiance à ses animateurs et à ne pas jouer au jeu des chaises musicales à chaque sondage d'audience !  Au printemps 2001, la station quitte les sous-sols d'RTL pour des studios neufs, plus spacieux et plus lumineux donnant sur la rue Bayard.

Les animateurs s'y sentent bien et leurs interventions ne sont pas enregistrées. Ici pas de "voice-track" ! Carl, Rémy Caccia, Jean-Philippe Denac, Marie-Pierre Schembri, Thierry Land notamment occupent les différentes tranches de la journée. Charlotte Pozzi se charge du "journal des stars". Les nouveautés de la prog' cet été: Heather Nova, Manu Chao, REM, les Valentins, le dernier Florent Pagny, Noir Désir, Nelly Furtado, De Palmas, Lene Marlin, Arno Elias, Karen, Louise Attaque et bien d'autres...


Rentrée 2001: RTL 2 accueille Francis ZEGUT venu d'RTL avec "sa"zique! Guillaume AUBERT, Christian ALLAERT , CARL et Hugo LAROCHE occupent la semaine tandis que Jean-Philippe DENAC se déchaine sur l'A2I et remet les duels au goût du jour avec "match live", et chaque soir 20 minutes de live. Thierry LAND s'en est allé vers d'autres horizons sur la côte Atlantique... Et Lionel CASSAN décide de nous priver de sa bonne humeur le 18 aout, à l'âge de 46 ans...

Septembre 2002: C'est au tour de Christophe DECHAVANNE de passer d'RTL à RTL 2 pour une émission de dialogue avec les auditeurs. Après des débuts difficiles, sur une radio où la musique avait la priorité, "Happy Call" progresse sensiblement début 2003.
La matinale accueille Alexandre DEVOISE, en remplacement de Rémy CACCIA, viré suite aux pressions du ministère de l'intérieur sur la direction d'RTL GROUP, après un canular qui aurait fait bondir la police!
Zézé donne un coup de fouet à la programmation avec Mickey 3D ou les Wampas bien avant les concurrents. C'est aussi lui qui fit découvrir l'excellent album "paradize" d'Indochine dès janvier 2002.
Au printemps 2003, RTL 2 bat à nouveau son record d'audience avec 4,7 points et plus de 2 330 000 auditeurs !!!

ETE 2004: L'audience se tasse et RTL2 a du mal à progresser depuis quelques mois. Une programmation plus rock est alors mise en place et la station organise un événement musical à l'Olympia le 30 juin 2004. Un grand concert "live" avec Etienne Daho, Mickey 3D, The Cure, Calogero, Raphaël... De nouveaux animateurs vont également arriver à l'antenne dès cet été. Enfin Françis Zégut reprendra son émission dès la mi-aout avec cette fois-ci des concerts acoustiques en public dans le grand studio d'RTL entièrement rénové...

Rentrée 2005: L'audience de la station se porte bien. Richard Philteur et Grégory Ascher prennent en main les nuits de la station, tandis que Zézé et Alexandre Devoise, les deux "têtes d'affiche" restent aux commandes de leurs émissions.
Carl, Guillaume Aubert et Cyril Keller se partagent les après-midi, tandis qu'Eric Madelon, arrivé il y a quelques mois, se charge du 9h-midi.
Le week-end, Julien, Alexis, Stéfan Caza et Marie-Pierre -jeune mariée- occupent la grille des programmes.

2013:Guillaume Aubert a quitté la station il y a 3 ans, suivi par Jean-Philippe Denac. Fin 2012 et au printemps 2013, la station bat ses records d'audience en passant les 5 points. Françis Zégut, Alexis et Marie-Pierre sont toujours fidèles au poste!

De nouvelles têtes sont venues rejoindre la station: Outre Christophe Nicolas, qui sera rejoint en septembre 2013 par Louise Ekland (en remplacement d'Agathe Lecaron), Pascal Langlois, Christian Alaërt, Gregory Ascher mais aussi Mike, Angélique, Carole Véga, Christophe Mercier et Johann Roques complètent la grille 2013.



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Article réalisé par Zack MOULLEC - mise à jour: AOUT 2013